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Putain des Palaces. État Libre d’Orange.

 

Comme toute bautista qui se respecte, je n’ai hélas pas qu’une seule addiction à mon palmarès.

J’adore les soins capillaires, le maquillage, les soins pour la peau, vous le saviez déjà.

J’adore aussi le parfum. Ou plutôt les parfums.

J’ai toujours eu une attirance pour les odeurs étranges, peu communes.

J’adore l’odeur du produit utilisé pour nettoyer les sols des hôpitaux (cette odeur qu’on respire quand on entre dans un hôpital, je la trouve fabuleuse), l’odeur du tulle gras, de l’essence.

J’ai donc des goûts olfactifs très larges qui me permettent d’apprécier un parfum très mainstream comme Angel de Thierry Mugler, Mitsouko de Guerlain aussi bien qu’un parfum moins connu comme le regretté Odeur 53 de Comme des Garçons (lui, il me manque c’est terrible) ou Datura Noir de Lutens.

Voilà.

En terme de parfums, j’ai aussi des objectifs: Je vous avais parlé il y a peu juste ici de ma quête de la rose anglaise de mon adolescence, je recherche aussi frénétiquement un parfum qui se rapprocherait du regretté une touche de Naf Naf (toujours la nostalgie de ma jeunesse. Oui, oui.), et je voulais aller chez État Libre d’Orange sentir leurs créations.

Je viens de réaliser ce dernier souhait il y a peu.

Alors, dans le quartier du Marais, au fin fond de la rue des Archives, se trouve au Rez de Chaussée du siège social de la marque la boutique Etat Libre d’Orange.

Je voulais y aller sur place pour sentir, m’enivrer de ces odeurs dont j’avais lu/entendu autant de bien.

Au final, comme souvent, je devrais y retourner car trop de senteurs différentes respirées à si peu d’intervalles ne permettent pas d’apprécier un parfum à sa juste valeur. Même si la boutique est bien aérée et même si des grains de café sont prévus pour permettre au nez de reprendre ses esprits entre deux senteurs.

J’avais un objectif bien précis, je voulais sentir Putain des palaces.

Un parfum avec un nom pareil mérite d’être senti, vous ne croyez pas ?

Ce nom est une provocation mais la provocation est un positionnement assumé de la marque.

Alors j’ai joué le jeu.

Je n’avais pas mis de parfum et m’était lavé le matin même avec un gel douche sans odeur particulière. J’avais vraiment préparé mon coup, je voulais vraiment ressentir ce parfum, l’apprécier totalement sans odeur parasite.

 

En voici la description de la marque

C’est le fantasme absolu. En tête, la note poudrée d’une femme qui se pare des attraits de la séduction — trace feutrée d’un rouge à lèvres, crissement d’une dentelle. Rituel intime de la femme fatale qui a percé depuis longtemps le blindage fragile des hommes. Sa sophistication intrigue, à l’image de son commerce invisible. Sous une touche d’amande amère, comme un secret dévoilé, l’esquisse d’un cuir souple, fluide et malléable, annonce ce qui suit: le boudoir, les mains qui s’agrippent à la moleskine, et la présence sourde, animale du plaisir à même le canapé.
Quelle femme n’a pas une «Putain des Palaces» qui sommeille — ou pas — en elle? Celle qui rêve de convoquer ses désirs au bar d’un grand hôtel, d’introduire ses fantasmes dans la clandestinité d’un ascenseur et d’emballer son plaisir dans des draps de soie.

Et les notes qui le compose.

Absolu de rose, violette, cuir, muguet, mandarine, gingembre, poudre de riz, ambre, notes animales…

Pour commencer , parlons du flacon. Chez Etat Libre d’Orange, on n’est là QUE pour le parfum, sachez le. Les flacons sont tous identiques, très simples, en verre blanc. L’étiquette aussi est similaire. le logo du parfumeur (une cocarde ressemblant à une cible avec un coeur bleu et un exterieur rouge) Seuls les noms sur l’étiquette diffère.

Les parfums sont vendus sous forme de vaporisateurs de 100ml et de 50ml.

Viens ensuite le moment tant attendu,la découverte olfactive.

Donc, je dois vous le dire comme d’habitude, je suis totalement montée à l’envers.

Vous le saviez déjà pour le makeup, quand le descriptif de Mac dit qu’un fard est prune, je le vois brun.

Et bien en parfum, les amis c’est pareil !

Je ne sens jamais rien comme la marque le décrit.

Petite digression : Je croyais être la seule dans ce cas, jusqu’à que je découvre que Sandrine de Blood is the new black trouvait elle aussi que Datura noir de Serge Lutens sentait le lilas fané qui serait resté dans son vase avec l’eau non changée.

Croyez moi, je me suis sentie beaucoup moins seule.

Donc pour en revenir à Putain des palaces (j’adore écrire le nom de ce parfum, j’ai l’impression de faire une grosse bêtise, comme quand j’étais enfant. La transgression fait partie de plaisir) je n’ai pas du tout senti la note poudrée au départ.

J’ai senti une odeur entêtante : Un mélange de jacinthe et d’alcool à brûler.

C’est précis.

La note de tête s’est estompée et là, l’odeur poudrée est arrivée, cette odeur si spécifique de la poudre libre de chez Caron, avec une odeur de rouge à lèvres, ces anciens rouges à lèvres très parfumés. Et pour finir, des notes de cuir et de musc en arrière plan.

Ce n’est pas un parfum qui a un sillage très prononcé (peut être si on en met plus mais j’estime que trois pulvérisations suffisent. Je le vaporise à même la peau et jamais sur mes vêtements.) C’est un parfum de peau assez intime. Tu le sens et les personnes qui t’approchent le sentent. Mais tout le monde ne va pas le sentir quand tu rentres dans une rame de métro.

Bon, comment vous dire que je suis totalement dingue de ce parfum ?

Je sais que le parfum est quelque chose de très subjectif (vous pouvez le voir avec mon odeur de lilas pourri ou d’Essence), mais si vous aimez les odeurs différentes et que vous souhaitez un parfum que vous ne sentirez pas sur tout le monde, je vous recommande d’aller chez État Libre d’Orange.

Et si vous aimez les parfums fleuris, poudrés avec une note un peu plus animale, de respirer Putain des Palaces.

Vous pourriez faire une jolie découverte.

 

Etat Libre d’Orange

69 rue des archives

75003 Paris

 

Site internet

 

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