La fille de Berlin de Serge Lutens

 

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Vous le savez les filles, je suis une perfumista.

J’adore le parfum et j’adore changer d’odeur suivant la saison, l’humeur.
C’est pour cette raison qu’il n’est raisonnablement pas possible que je puisse me cantonner à un seul parfum.
Comme il n’est raisonnablement pas possible que je parte en vacances au même endroit tous les ans à la même date.
Ce n’est pas moi.
Pourtant, j’ai connu il y a peu une étrange sensation.
La sensation d’un parfum qui te correspond tellement que l’on dirait presque qu’il a été fabriqué à ton intention.
Ce parfum c’est la fille de Berlin de Serge Lutens.

 

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« Dangereux voyage où tout se perd dans l’univers… »

Lorsque j’ai senti ce parfum pour la première fois, j’ai eu un choc.
Après cette rose qui surgit immédiatement est apparue une seconde sensation que j’adore (et qui je le sais va me faire passer pour une fille gravement atteinte).
Pratiquement simultanément, j’ai ressenti au niveau de mes papilles un goût de métal.
Je sais (comme vous le savez sûrement aussi) que dans la sphère ORL tout est plus ou moins lié et il m’est déjà arrivé de ressentir une sensation gustative lorsque je respirais des parfums.
Thierry Mugler

avait même exploré cette tendance avec sa collection capsule le goût du parfum.
Mais là, ça va plus loin.
Cette sensation, je ne l’avais jamais ressenti de façon aussi forte.
Et c’est là que j’ai ressenti ce goût que j’adore (et c’est la que commence ma minute psychopathe) : la sensation métallique du goût du sang.
Oui, j’aime cette sensation métallique dans la bouche.
Comme j’aime l’odeur de l’éther et du tulle gras (Je vous avais parlé ici il y a très longtemps de mon affection pour les odeurs particulières)
Tu connais sans doute cette sensation (car on l’a toute vécue) nommée dans le monde de la boxe « De rouille et d’Os » pour résumer le goût métallique du sang qui remplit la bouche des boxeurs qui ont pris trop de coups?
Et bien voilà, La fille de Berlin c’est ça.
Une rose et du sang.
La sang par cet sensation métallique étrange.
Le sang par la couleur étonnante de ce jus.

 

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« Berlin m’appelle… »

 

Je ne suis pas allé très souvent à Berlin mais j’ai une relation particulière avec cette ville.
La première fois que j’y suis allée c’était 3 ans après la chute du mur, j’avais 18 ans.
Je me suis immédiatement sentie bien dans cette ville.
A ma place.
Qu’est ce que j’ai pu arpenter la Kurfürstenstraße, la Karl Marx Allee et m’enivrer de cette énergie sur les quais de la Station Zoo.
Qu’est ce que j’ai pu danser au Tresor (une boite de nuit construite dans l’ancienne salle des coffres de la banque centrale d’Allemagne de l’Est et qui était un haut lieu de de scène techno des années 90) et flâner dans les allées du Zoo ou sur l’île aux musées.
J’adore l’énergie qui y circule, les rencontres que j’y ai faite.
En fait, je n’y ai que des bons souvenirs.
Cette énergie, ce mystère, cette apparente insouciance et modernité qui cache une histoire bien plus complexe et dramatique sont des sensations que l’on ressent dans cette ville et que l’on ressent aussi dans ce parfum.
Serge Lutens est un enfant de l’occupation qui a grandit loin d’une mère idéalisée.
La fille de Berlin c’est un peu cette maman, une femme lointaine et inaccessible.

«Elle a des épines et ne se laisse pas faire. Quand elle peut, elle console et quand elle veut…» Serge Lutens

 

« La nuit transpire
Je veux qu’on me respire »

 

Ce parfum mérite vraiment d’être senti au moins une fois.

Déjà parce que c’est un voyage olfactif à la découverte de sensations différentes et inédites en parfumerie.

Chez Serge Lutens, L’eau froide, Laine de verre et Nuit de Cellophane étaient déjà dans cette catégorie .
La fille de Berlin vient les rejoindre.
Cette sensation est vraiment différente car c’est un parfum soliflore qui arrive à faire oublier que la rose qui le compose tellement cette senteur est riche et différente.
Et c’est tant mieux, car ces parfums à base de rose qui arrive avec leurs gros sabots fleuris, on n’en peut plus!
Enfin, une rose différente.
Enfin un parfum qui prouve qu’un parfum à base de rose n’est pas obligé d’être fleuri.
La fille de Berlin ce n’est pas la rose de jeune fille, c’est une rose pure mais cette sensation métallique la transforme, l’embellit.
Alors si vous en avez l’occasion, je vous conseille vraiment d’aller faire un tour du côté de Berlin en allant découvrir ce merveilleux parfum qui est devenu ma nouvelle addiction.

 
La nuit de Berlin
Serge Lutens

66 euros chez Origines Parfums

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3 Comments on La fille de Berlin de Serge Lutens

  1. Charonbelli's
    9 octobre 2014 at 19 h 35 min (4 années ago)

    Moi aussi je change tout le temps de parfum !!
    Il a l’air vraiment chouette ce parfum là !
    Bises

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  2. Porcelaine
    7 février 2015 at 21 h 25 min (4 années ago)

    Joli article.
    J’aime l’univers de la marque Serge Lutens. Comme toi j’ai des parfum chouchou et change suivant les saisons.
    Bises

    Répondre
    • Miss Lipstick
      23 février 2015 at 16 h 12 min (3 années ago)

      Merci beaucoup pour ton commentaire

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